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Elvire Jan (1904 – 1996)

 

Elvire  Jan - Sans titre
Elvire  Jan - Après l`orage 1970
Elvire  Jan - Sans titre 1974

Document sans nom

La vie d’Elvire Jan, née en Bulgarie en 1904 dans une grande famille arménienne est d’un cosmopolitisme qui fait rêver et explique en partie l’éclectisme de ses choix artistiques. En plus de sa langue maternelle, elle pratique un nombre de langues époustouflant : le français, le turc, l’anglais, l’allemand et l’italien. Au cours de ses voyages, elle rencontre à Vienne les psychanalystes Jung et Alfred Adler avant de revenir en Bulgarie où elle suit les cours de Tzeno Todoroff, professeur à l’Académie des Arts. A New York ensuite, elle sera l’élève du peintre cubiste Max Weber à l’Art Students League. De retour à Paris, elle s’inscrit à l’Académie Julian et se lie d’amitié avec Jean Bazaine tout en suivant des cours de gravure à l’Atelier 17 de Stanley William Hayter. Ses goûts artistiques l’amènent à fréquenter les élèves de Roger Bissière : Jean Bertholle, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Gustave Singier. A leur contact, elle propose une synthèse entre Orphisme et Cubisme tout en exaltant son sens du volume et des masses et sa passion pour les couleurs pures. C’est au côté de ces peintres qu’elle conforte ses aspirations picturales qui l’avaient poussée dès le départ à s’inscrire dans la continuité d’Edouard Vuillard et de Pierre Bonnard. Les toiles présentées illustrent à merveille les mots de Bazaine quand il écrit que chez Elvire Jan « la lumière coule de source, se propage en ondes joyeuses ou en remous dramatiques avec toute la force et la liberté d’une eau originelle. » Les titres de ses tableaux se rapportent souvent à la nature : Printemps, Rameaux, Mai... L’évolution de sa peinture a été marquée par son désir de se convertir à l’église romaine alors qu’elle appartenait à l’église grégorienne et c’est peut-être là qu’il faut trouver le ferment de son intérêt jamais démenti pour l’art du vitrail qu’elle pratiquera pour de nombreux lieux de culte comme pour des lieux profanes. Sa création se tourne vers une non-figuration d’essence impressionniste et c’est dans les collines, les arbres, la nature qu’elle va trouver son inspiration : « c’est sous nos yeux le monde en formation – nous sommes spectateurs de la Genèse » écrit encore Bazaine. La similitude de ses thèmes va de pair avec une invention toujours recommencée : nuages, vallées, rivières, rochers sont rendus à l’aide de couleurs élémentaires qui s’épanouiront de façon magistrale dans ses vitraux. Ses œuvres transfigurent le réel par la lumière, les couleurs, l’organisation des formes, la délicatesse de sa matière picturale. Elles provoquent un enchantement visuel qui incite à une méditation apaisée et illustrent les mots de Bissière pour qui le tableau est « une image colorée où chacun peut accrocher ses propres rêves. » Cette richesse chromatique, cette luminosité vibrante organisées par d’amples et souples structures linéaires comme des flammèches ardentes, irradient tout l’espace de la galerie.


 

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